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Bayonne (15/08/2015 - tarde) : Daniel Luque/Lachepaillet... l'histoire d'amour continue...

@Philippe Latour
@Philippe Latour
A bien y regarder, dans un contexte de concurrence exacerbée (Dax, San Sebastian, Tafalla, Roquefort) le cartel bayonnais présentait bien des attraits pour un large public. La belle entrée (2/3 d'arènes) l'a confirmé.


Pour cette goyesque, les arènes s'étaient parées pour l'occasion de leurs plus beaux atours avec une décoration façon street art.
Au programme aussi, un 7ème toro pour permettre aux recortadores de 100% recorte (avec en figure de proue le bayonnais Mika Romero) de présenter cette autre forme de tauromachie assez peu connue dans nos contrées. L'intermède fut enlevé et spectaculaire, mettant le public bayonnais debout!
Avec l'élévage burgalais de Bañuelos (mélange de Domecq/Nuñez), on espérait que les toros du froid offrent leur charges vives sans mièvrerie aux toreros du jour. Ce fut malheureusement la déception, seul le 2bis(le titulaire s'étant abîmé en piste) offrant une charge qui dure.
C'est dommage car les matadores assez peu programmés dans les terres du sud-ouest, étaient venus avec une envie de bien faire évidente.

Juan Bautista
Le toro d'ouverture distrait dès son entrée en piste, eut du mal à se fixer dans les leurres. Deux contacts d'usage avec le groupe équestre. Après un démarrage tout en douceur pour donner de l'allant à la charge du Bañuelos, Juan Bautista va prendre rapidement l'ascendant en profitant d'une corne droite comestible bien que sans grande qualité. Rapidement le toro devient tardo et va a menos, les possibilités s'amenuisent. 3/4 d'épée - Saluts.
Le 4ème recèle peu de transmission dans sa charge. Jean Baptiste débute sa faena genoux en terre pour donner de l'émotion. La corne gauche est impossible, l'arlésien esquisse des séries droitières qui se heurtent à l'absence de fond du Bañuelos. Pas d'autre alternative que celle d'en finir - Silence

Daniel Luque
Le titulaire se luxe la patte en piste, sort alors le 2 bis qui va être accueilli avec douceur et suavité par le capote de l'andalou. Après deux contacts équestres anecdotiques et un salut des frères Neiro aux banderilles, Luque ira brinder la mort de son toro à son désormais ex-apoderado Simon Casas. Dans les passes initiales, il va régler la charge du Bañuelos avant de dérouler une faena pleine de maîtrise et de bon goût d'où ressortiront des détails exquis comme ce pecho 360°, ces passes du mépris entre des séries des deux bords relâchées et main basse. Après les traditionnelles luquesinas ajustées, l'entière en arrière spectaculairement administrée sera concluante pour faire tomber deux oreilles du palco à la satisfaction de tous.
Face au 5ème qui dès ses premières embestidas déplaira au maestro de Gerena, un quite par chicuelinas mains basse sera à sortir d'un ensemble qui souffrira d'une charge sans grande étincelle du Bañuelos. Après trois séries plutot bien données, le toro ira se réfugier vers les planches. Entière en arrière. Saluts

Alberto Lopez Simon
Etait attendu, trop peut-être. Il y eut une assez grande similitude dans ses deux prestations. Une volonté d'airain d'imposer sa tauromachie à des adversaires sosos dans des longues faenas sur des terrains réduits. Beaucoup d'exposition pour un résultat au final un peu décevant même s'il coupa une oreille à son premier adversaire grâce à une mise à mort rapide. Il se montra plutôt discret au capote.
Saluts de sortie au 6. A revoir avec une autre adversité.

Corrida Goyesque à 18h
7 toros de Bañuelos dont 1 toro combattu par les recortadores de 100% Recorte -bien présentés sans poids excessif-
Décevants globalement dans leur comportement
12 contacts réglementaires avec la cavalerie Heyral

Juan Bautista : Saluts/Silence
Daniel Luque : 2 Oreilles/Saluts
Alberto Lopez Simon : Oreille/Saluts

Daniel Luque (une habitude pour lui dans ces arènes) et Mika Romero sont sortis portés en triomphe.


Philippe Latour


Voir le reportage photographique : Philippe Latour