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Tarascon (08/07/2018 - tarde) : El Adoureño a hombros - Oreille pour El Rafi...

©Daniel Chicot
©Daniel Chicot
Cette 4° Feria de La Jouvenço aura été marquée par un excellent lot de novillos de Patrick Laugier, dont le second, Bandido, N° 859 a été honoré d’une vuelta posthume, seul le 5°, contrarié par l’épisode longuet du relevage du cheval de pique, se montrant plus réservé….

Duel des "El" aussi entre "El Adoureño" et "El Rafi", le premier enlevant le prix décerné au triomphateur, le second réalisant la meilleure faena de l’après midi. Domingo de Resurrección aussi pourrait-on dire pour le jeune novillero landais, qui bien qu’encore vert, est apparu sous un bien meilleur jour que lors de ces dernières apparitions. Ce qui ne fut pas le cas pour V. Perez transparent et sans recours, surtout devant l’excellent sixieme…

-Yannis Djeniba "El Adoureño" (blanc et or) Oreille et oreille
-Raphael Raucoule "El Rafi" (canne et or) Oreille et silence
-Vincent Perez (violette et or) Silence après avis et silence après avis

Six novillos de Patrick Laugier un du fer de Dos Hermanas (1er) et cinq de celui de Piedras Rojas, donnant tous, excepté le 5°, un excellent jeu d’ensemble, meilleurs les 2° et 6°, de bonnes presences au cheval les 2°, 3°, 5° et 6°, applaudis à leur sortie les 1er, 2°, 5° et 6°, le ganadero saluant à la fin de la course.
Pste : F. Père, ombre et chaud soleil, cigales et vent parfois gênant
Le prix « Nimeño II » au novillero triomphateur de l’après-midi pour "El Adoureño", prix remis en piste à la fin du festejo.
El Adoureño toucha deux novillos nobles dont il sut tirer parti et devant lesquels, avec un petit peu plus d’engagement et de poder il en aurait triomphé avec plus d’aura. Décidé et varié il sut composer deux faenas d’un intêret croissant, tuant tres bien son 1er d’une entiere sin puntilla, son second étant occis d’une lame caida au 2° essai.
L’excellent second se livrera d’entrée dans la cape d’El Rafi qui le conduira pour une belle et longue pique avant le banderiller de belle façon. Superbe entame de faena, le corps relâché, la main basse, le novillo répondant avec classe à tous les cites, même si à gauche il y eu quelques scories de la part du nîmois qui conclura d’une entiere au 2° essai. Il fut plus mis à contribution avec le 5°, un novillo très « toro » qui d’entrée, hésita longtemps avant de pousser et de renverser Gabin et sa monture contre les planches, les monosabios ayant du mal à remettre sur pattes l’équidé, le Piedras Rojas se décomposa en partie, obligeant le jeune gardois à lui arracher les muletazos.
Vincent Perez séchera avec ses moyens encore trop limités, se faisant souvent accrocher le leurre, rendant son premier novillo moins clair. A son second, l’istréen rendra copie d’une jolie série droitière avant de replonger dans ses travers…. Tuant mal dans les deux cas.

Thierry Ripoll

 

Voir le reportage photographique : Daniel Chicot