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Communiqué de presse : Esprit du Sud 40...

Visuel EDS40 210920Au prétexte de mettre fin à des pratiques jugées inacceptables par les collectifs issus du mouvement anti spéciste, le RIP animaliste est le prélude d'une offensive à grande échelle dont l'objectif avoué est le démantèlement de l'agriculture française et l'interdiction de nombreuses cultures et traditions constitutives de l'identité de nos territoires.

De manière insidieuse, au regard des enjeux financiers colossaux mobilisés par certains de ses promoteurs pour promouvoir le remplacement de l'agriculture traditionnelle par la "food tech" made in Californie, le RIP est le Cheval de Troie de la "mal bouffe" et de l'antispécisme radical, idéologie mortifère pour l'humanisme occidental.
Après un départ tonitruant, la dynamique du RIP semble aujourd'hui marquer le pas depuis qu'un débat contradictoire plus équitable s'est instauré dans les médias, permettant aux parlementaires et aux citoyens de prendre la mesure d'une initiative liberticide justifiée au nom du bien-être animal, préoccupation unanimement partagée mais qui ne peut porter atteinte aux "traditions culturelles et aux patrimoines régionaux", ainsi qu'il est stipulé dans les textes fondateurs de l'UE, comme le Conseil d'État l'a opportunément rappelé dans sa décision N°423647 du 4 octobre 2019.
Si l'on peut espérer que le RIP ne verra pas le jour faute d'adhésions suffisantes de la part des parlementaires qui ont compris son caractère extrêmement clivant, tout porte à craindre qu'une PPL dont le contenu est identique sera débattue à l'Assemblée Nationale le 8 octobre prochain à l'initiative du groupe "Écologie, Démocratie, Solidarité".
Il est probable que divers amendements concernant des activités non visées initialement par le texte y seront ajoutés, dans le but de restreindre ou abolir le droit de populations essentiellement rurales de perpétuer des pratiques culturelles inhérentes à leur mode de vie et constitutives de leur identité.
Au regard du climat social actuel et des multiples tensions qui traversent notre société, les membres d’Esprit du sud 40 souhaitent alerter les parlementaires, députés et sénateurs, l’ensemble des élus locaux, maires, conseillers départementaux et régionaux, des risques de crispation devant ces remises en causes désormais permanentes.

Pour les membres d’Esprit du Sud 40

D.GRACIET
Président

(communiqué)