"Tercio de vérité", par Alain Bonijol, à paraître le 17 avril prochain...

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Tercio de Verite
Tercio de Verite

 Celui qui a révolutionné le dressage du cheval de picador raconte son aventure et ses ambitions pour la tauromachie moderne. Un document passionnant sur une histoire culturelle du Sud français. Préface d’Alain Montcouquiol.

 
Pour la plupart, le picador est le mal-aimé de l’arène, celui qu’il faut huer. Et pour beaucoup, il est l’inconnu. Quant au cheval de picador, aujourd’hui caparaçonné et presque invisible, qui est-il ? un acteur passif, voire rétif, ou un sportif de haut niveau préparé à affronter un toro de combat en toute sécurité ?
Comment et pourquoi un jeune torero nîmois rebelle et visionnaire est-il devenu dresseur de chevaux de picador et cavalier autodidacte d’exception et s’est il pris de passion pour ce moment le plus souvent négligé de la corrida ?
Comme chez Dan O’Brien, on suit ici les étapes de l’extraordinaire passion d’un homme hors du commun qui le conduira des arènes à l’animal puis à la terre, mais aussi à créer et faire vivre une entreprise taurine et à s’interroger sur l’économie, le rôle et l’avenir de sa profession. Et à défendre une conception du spectacle, à proposer des innovations et sa vision de la tauromachie de demain.
Sous le récit de l’homme, c’est tout un secteur qui prend vie, avec ses acteurs surprenants, ses anecdotes savoureuses, pour donner un passionnant moment vécu d’histoire culturelle.
 
« Dans le sud de la France la tauromachie galope dans nos prairies, nos marais abritent des manades de taureaux Camargue, des ganaderias de toros espagnol. Les murs des villages sont habillés le jour des fêtes votives de dessins au pochoirs reproduisant de multiples motifs taurins, les jeunes les impriment la nuit sur les murs, on appelle cela les empègues. Des statues de pierre ou de bronze représentent des taureaux adulés qui resteront célèbres pour notre histoire locale : parlez aux gens du Midi du Sanglier, de Goya, de Vovo, ils connaissent tous ces fameux bious, qui font partie de notre patrimoine culturel ! Mon éducation taurine a démarré ainsi, normalement, dans les rues de ma ville, dans ses arènes, dans les nombreux villages des alentours. »
 
Ancien torero, Alain Bonijol a toréé sa dernière corrida dans les arènes de Madrid en 1986, y subissant une très grave blessure. En 1990, il décide de constituer une écurie de chevaux de corrida et s’installe à Franquevaux, dans le Gard. Très vite, il entreprend de moderniser et le matériel de protection des chevaux de picador et leur dressage, bousculant les usages. Il accède au haut niveau en devenant prestataire des plus grandes arènes françaises (Arles, Béziers, Nîmes, Bayonne, Mont-de-Marsan…) et a depuis franchi les frontières de l’Espagne - fait historique pour un français - pour figurer avec ses chevaux dans de prestigieuses feria espagnoles (Bilbao, Salamanque, Almeria, Santander).
Outre son activité de dresseur et fournisseur de chevaux de spectacle, il s’est installé dans le Gers pour créer avec sa femme son élevage de chevaux de picadors.
 
 
Au diable vauvert
TAUROMACHIES ET TERRITOIRE
Parution 17 avril 2014
 
196 pages - 15 €
ISBN 978-2-84626-856-1
VAU 3597
Diffusion CDE-SODIS
Lancement
Féria d’Arles
Librairie Actes Sud
Vendredi 18 avril, 12 h
Présentation dans les
ferias françaises
 
(communiqué)