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Vic-Fezensac (07/06/2014) : face à des Adolfo Martin décevants, l'un avait envie, l'autre pas vraiment -succès de Manuel Escribano-...

 

Photo : Isabelle Dupin
Photo : Isabelle Dupin
17h58: l'arène comme une étuve. Annonce d'un report du paseo pour des problèmes de circulation extérieure(?), puis hommages rendus notamment à Jean Louis Fourquet pour une minute d'applaudissements et au parrain de la féria El Fundi, bref le paseo s'ébroue avec un quart d'heure de retard. Mais comme l'essentiel est censé se passer en piste, on accepte!

Et en piste le lot d'Adolfo Martin n'a pas donné ce qu'il était censé offrir, en tout cas très peu d'émotions à part celles provoquées lors de la sortie de quelques exemplaires de jolis présentation.
Antonio Ferrera était venu honorer un contrat sans grande ambition contrairement à Manuel Escribano qui souhaite sûrement encore conforter son cartel en France. Au final une tarde laborieuse pour Ferrera et deux oreilles (dont une fort généreuse) pour le sevillan.
 
Le 1er montre des signes de réserves dès les premières passes de cape et après un tercio de trois piques sans grandes histoires, le duo de banderilleros passe à l'oeuvre sans soulever l'enthousiasme. A ce toro qui confirmera dès l'entame de faena sa réserve Ferrera proposa une tauromachie distante et tirebouchonnée que l'Adolfo suivit sans conviction. Bajonazo au 3ème essai.
 
Ovationné à sa sortie, Aviador très armé fut acceuilli plutôt élégamment par Escribano. Deux piques peu appuyées mais poussées, d'où le toro sortira tardo. Banderilles partagées où Escribano supplante sans effort Ferrera. L'adolfo se révèle assez vite rétif de chaque côté. Escribano qui comprend vite qu'il ne pourra rien tirer de cet animal va insister néanmoins sans trop d'engagement ni de réussite. Silence après une vilaine épée et une poignée de descabellos.
 
Long à sortir du toril, long à fixer à la cape, peu combatif sous trois piques "pompées", Lagartero ne proposera pas plus d'étincelles dans ses charges que ses congénères. A Ferrera en escamotant le 1er temps de la passe donnera l'illusion d'une longueur de charge qui n'existait pas. En restant périphérique et vulgaire, il fut à deux doigts de couper une oreillette après un bajonazo fulminant. Saluts
 
Dès la sortie de Repollito, Manuel Escribano va prendre soin de ne point trop l'obliger. Accueil stylé en véroniques rématés par deux demis avant de faire doser avec beaucoup de doigté les deux piques administrées. Brindée aux Armagnacs, la faena vaudra pour son début et les deux premières séries de derechazos conduites main basse et avec un certain temple avant de voir l'ensemble décliner au fur et à mesure que l'Adolfo se figeait pour terminer complètement vidé.3/4 d'épée en place rapidement concluante et les deux mouchoirs du président Amestoy tombèrent-Assurément un de trop!
 
Les 5 et 6 ème de l'après-midi se transformèrent en bloc de marbre très vite à l'entame des faenas, et comme Antonio Ferrera et Manuel Escribano n'ont pas vocation à tailler la pierre ils abrégèrent assez vite leur besogne.
 
Un début en demi-teinte donc mais déjà un premier triomphateur.
 
 
VIC FEZENSAC 1ère de feria
 
6 Adolfo Martin bien présentés mais fades et rapidement éteints
 
Antonio Ferrera       silence-saluts-silence  
Manuel Escribano    silence-2 oreilles- silence
 
Sobresaliente : Morenito de Nîmes
 
Philippe Latour