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Tarascon (29/06/2014 - tarde) : David de Miranda fait forte impression...

Photo : Daniel Chicot
Photo : Daniel Chicot

C'est devant une arène pleine à 2/3 que se déroulait la novillada des fêtes de la Tarasque. Au menu de cette traditionnelle novillada, six élevages différents (Olivier Fernay, Gallon Frères, Bruno Blohorn, Jalabert Frères, Roland Durand et Las Dos Hermanas).

Coté piéton, après une multitude de changements, le cartel final était composé de Miguel Angel Silva, Daniel Crespo et David de Miranda.

 
Miguel Angel Silva (violet et or) ne démérita pas face au novillo d'ouverture d'Olivier Fernay. Il donna une faena propre mais qui ne porta pas sur les tentidos. Il termina son trasteo par de jolies manoletinas. Un trois quart de lame suffira à faire tomber son opposant. Ovation. Face à son second  marqué du fer de Laget, le novillero n'eut guère d'options. Le toro se révéla sans fond, accusant certainement les deux vueltas de campana subit lors du premier tiers. Silence
 
 
Daniel Crespo (vert pomme et or) hérita d'un pensionnaire des frères Gallon. Dès les premiers capotazos, le novillo se montra réservé avec une pointe de faiblesse. Avant la pause des banderilles  Mojales Balti, novillero arlésien, sauta en piste muleta en main pour dénoncer le fait qu'aucun novillero français n'était présent au cartel. La cuadrilla de Daniel Crespo l'empêcha de s'approcher du toro et la police municipale raccompagna Mojales en dehors de la plaza sans heurts. A la muleta, Daniel montra de l'envie, mais son astado ne fit illusion que sur deux séries. Se sentant dominé, le novillo refusa le combat. Face à ce toro arrêté, le novillero termina son travail par manoletinas. Un trois quart de lame vint clôturer les débats.Salut.  Face au cinquième marqué du fer de Roland Durand, le natif du Puerto de Santa Maria et sa cuadrilla furent dépassés de bout en bout. Certes ce novillo n'était pas une "sucette", plutôt du genre bagarreur avec une pointe de genio mais méritant certainement un autre sort. Après avoir fait un semblant d'essai au troisième tiers, il ne s'éternisa pas muleta en main. Ne voyant pas clair le novillo, Crespo ne s'engagea jamais à l'épée, après une multitude de pinchazos, il écouta les 3 avis. Sifflets.
   
David de Miranda (blanc et azabache). Ce qui est sur, c'est qu'il n'était pas venu pour faire du tourisme. Face à son premier novillo de Bruno Blohorn, qui était dangereux et violent, il s'arrima comme un jeune loup et montra une grosse personnalité. Après un début de faena par cambio, il subit deux vilaines volteretas sur la corne droite dont une le laissant groggy. Après avoir retrouvé ses esprits il tira le maximum de son adversaire et donna une leçon de courage, faisant preuve de sang froid et d'envie, au cours d'une faena essentiellement gauchère. Après un pichazo et une entière, il effectua une chaleureuse vuelta avant de passer par la case infirmerie. De retour dans le ruedo, David  accueillit le pensionnaire de Las Dos Hermanas par de très belles véroniques. Le novillo se révéla très brave sous la pique prenant trois puyas en mettant les reins. Le novillero entama le dernier tiers par quatres statuaires au centre du ruedo qui donnèrent le ton. Devant ce toro noble,il donna une faena marquée par sa toreria, avec de très beaux muletazos templés sur les deux bords. Il termina par une série de bernardinas très engagées. Une mort en plusieurs temps le priva de trophées. ovation
 
Le prix du meilleur novillero fut remis en piste à David de Miranda.
 
 
Alexandre Guglielmet