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Vauvert (05/07/2014 - tarde) : Tomas Ubeda par la Grande Porte...

 

Photo : Jean-Luc Jouet
Photo : Jean-Luc Jouet
C'est à 18h devant un tiers d'arène que se déroulait dans la plaza Vauverdoise, une novillada sans picadors présentant 3 novillos de la ganaderia Blohorn et 3 novillos de la ganaderia Pagès-Mailhan pour les novilleros Pedro Jesus Mejin, Carlos Ochoa et Thomas Ubeda.

 
Pedro Jesus MEJIN (rouge et or) hérita d'un novillo de Pagès-Mailhan qui montra des signes de faiblesse dès sa sortie en piste. Le bicho se montra réservé et sur la défensive à la muleta. L'élève de l'école taurine d'Albacete donna une faena propre mais sans grand relief. Il conclut par une entière suivie de trois coups de verdugo. Applaudissements. Devant son deuxième, un erale très bien présenté de Blohorn, violent et donnant de vilains coups de tête, Pedro essaya sans grande conviction de construire un semblant de faena, mais face à cette violence, il ne s'éternisa pas à la muleta. Il salua après une mort en deux temps.
 
Carlos OCHOA (rouge et or) montra son envie en attendant son premier novillo de Pages Mailhan à porta goyola. Au troisième tiers qu'il initia par doblones, son erale montra des signes de faiblesse. Carlos montra beaucoup d'entrega ainsi que de belles dispositions. Il conclut par une entière suivi de deux coup de descabellos. Un avis et vuelta. Son second, un colorado marqué du fer de Blohorn, également très bien présenté, se révéla très encasté. Le Madrilène prit parfaitement la mesure de son adversaire et réalisa un trasteo plein de toreria et de muletazos templés qui ravirent l'assistance. Hélas, un échec aux aciers lui ôta un triomphe retentissant. Deux avis et vuelta.
 
Tomas UBEDA (bleu clair et argent) toucha le meilleur lot de l'après midi. Devant le troisième de l'envoi, un novillo de Pages Mailhan maniable sur les deux pitons, il ne réussit à s'accorder avec son adversaire que partiellement. Malgré de jolis détails, son travail resta quelque peu brouillon. Son habilité, épée en main, lui permit de couper le premier appendice de la tarde. Une oreille. Il salua son deuxième, marqué du fer de Blohorn, par véroniques. Après un brindis au public, le nîmois entama sa faena par statuaires. Il profita allègrement de la grande noblesse de ce novillo pour servir des séries plaisantes sur chaque bord, avec une personnalité affirmée. Il logea une estocade efficace, qui fit tomber du palco un trophée lui ouvrant ainsi la grande porte Vauverdoise. Un avis et Oreille.
 
 
Alexandre Guglielmet