• 1

Querétaro (23/01/2015) : Nouveau triomphe de Ponce en terres mexicaines...

Photo : Daniel Daudet
Photo : Daniel Daudet
Enrique Ponce a culminé la faena de la corrida au deuxième de son lot. Prestation toute en élégance et temple sur les deux mains, avec ce relachement corporel et une muleta persuasive qui sont le sceau de son toreo.

Une prestation qu´il a parachevée genoux en terre avec les poncinas de rigueur, et les tendidos en ebullition. Entière un poil en arrière et sur le côté. Deux oreilles fétées par un public conquis. Le premier de la soirée se déplaçait sans grande classe ni conviction et Ponce ne put laisser que quelques échantillons de bon goût dans une faena sans réelle harmonie.  Silence.
 
La volonté de plaire de Juan José Padilla a gagné la ferveur populaire des étagères dès les largas de reception du deuxième de la soirée. Banderilles peu réunies, mais spectacle assuré avec l´entrain habituel du Ciclón de Jerez. Avec métier et disposition il sut s´accommoder des demi charges de son adversaire et tirer son épingle du jeu avec tout d´abord quelques naturelles de bonne facture avant de passer à la panoplie de la maison et un toreo plus effectiste qui trouva davantage d´échos sur les gradins. Une entière aprés pinchazo fit tomber un pavillon du palco. Padilla opta pour ne pas banderiller le second de son lot en constatant son manque de fond dès les premiers contacts avec les capes. Cette décision surprenante provoca le désenchantement du public et ne permit pas à la faena de muleta de se dérouler sous les meilleurs auspices. Quelques palmas après avoir tué au troisième voyage.
 
Arturo Zaldívar, bien mal servi par le tirage au sort, a pris la mesure de son premier, distrait et qui ne se livra qu´en donnant des coups de tête. Silence. Face au septième, il eut des passages d´exposition très méritoire à la muleta mais dans l´indifference d´un public peu sensible à la guasa de l´adversaire. Silence. 
 
Les douces charges du quatrième ont permis à Diego Silveti de se confier avec cape et muleta, avec de bons passages, essentiellement sur la corne droite, mais sans se hisser pour autant à la hauteur de la qualité du meilleur toro de la course. Oreille après pinchazo et entière. Le dernier de la corrida se montrait plus complexe, fade et gardant la tête haute, il fut l´objet d ´une faena précautionneuse que le torero de Guanajuato a rapidement orienté vers la galerie. Palmas.
 
 
 
Arènes de La Santa María de Querétaro
 
Vendredi 23 janvier 2015. Presque plein.
 
Toros de San José, bien présentés, le noble quatrième se détachant du lot. Les second et cinquième offraient aussi des charges exploitables. Les autres compliqués et sans option de triomphe.
 
Daniel Daudet