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Garlin (19/04/2015) : Triomphe mérité de Joaquin Galdos devant les Pedrazas de Yeltes...

Photo : Delia Bernard
Photo : Delia Bernard
Le matin à 11H avait lieu la "fiesta campera" entre Jesus Enrique Colombo et Luis Manuel Terron devant deux Pedraza de Yeltes charpentés façon toro, mais coopératifs voire nobles, poussant au cheval de pique (qui fut très bon aux deux novillos).

A l'issue de ce duel était organisé un vote du public, choisissant l'élu qui complèterai le cartel de l'après midi. Pas de présidence, chacun fait un peu comme il veut (pas de banderilles pour le novillo de Terron par exemple). Le fallo aux aciers de Terron l'évinça de la victoire. Personnellement je l'aurai préféré au cartel de l'après midi, car plus déterminé que son compagnon Colombo. Dans le genre un peu fade et vert, il ne fera que confirmer mes craintes l'après midi. Bref, ne refaisons pas la course, ce fut le choix du peuple.
 
Traditionnel repas animé par les bandas dans la salle attenante aux arènes. Si vous n'êtes jamais venu à Garlin, n'hésitez pas l'année prochaine... Dans le sud-ouest on sait recevoir, l'ambiance est bonne.
 
Avant la course verspérale, sera remis en piste le trophée des critiques taurins du sud ouest à la meilleure novillada 2014, de Pedraza de Yeltes, à monsieur Uranga.
 
Dans l 'ensemble des manquements à la lidia pour mettre les novillos en suerte correctement au cheval (quites salvateurs de Cañada au premier, ses compagnons peuvent le remercier). Les picadors ont eu la vie dure aujourd'hui. Les chevaux aussi ont été malmenés, prenant les charges entières quand les picadors manquaient leur cible. Il faut dire que le lot de Pedraza arrivait dans l'ensemble comme des trains au cheval.
 
Colombo eut quelques jolis gestes au capote, il banderille courageusement. Novillo avec la tête à mi hauteur, qui feint de ne pas s'intéresser, pas facile. 1 épée pinchée, une entière.
 
Second cornu de l'après midi encore plus charpenté que son prédécesseur, c'est peu dire... Il promènera le cheval de piques et fera applaudir le picador. Charges électriques, rapides, c'est la panique, décadrage et débordements. Humilie à mi hauteur, freine, accélère... Alejandro Marcos est trop vert... Une épée et descabellossss.
 
Pour donner une idée du "tamaño", le troisième novillo tape dans le burladero (très épais et solide) à sa sortie du toril et le plie de l 'épaule. Il ne boitera pourtant pas. Galdos reste tranquille et torée avec plus de poder et de douceur un exemplaire qui sera plus noble que les autres. La musique joue, une épée, une oreille.
 
Le 28 est un peu ensellé mais est applaudi à son entrée dans le ruedo. Il sera piqué par le mayoral de l'élevage, venant de loin et fort, fallo des aciers... le cheval encaissera tout comme un grand. Chapeau. Colombo banderille encore une fois, toujours aussi bien. Son novillo va humilier un peu également dans la muleta mais gardera beaucoup de moteur, ces bêtes là ne faiblissent pas, et le novillero sera vite débordé. Il rectifie, fait ce qu'il peut, mais l'ensemble est ni "fou ni fa"... L'ennui nous a guetté... Les faenas de Colombo sont très longues. Une épée, descabellossss, un avis, un temps un peu arrêté "là haut" aussi... c'est gentil et plein de compassion.
Nous sommes tous contents de voir arriver l'arrastre finalement, car ce sont les mules les plus belles de France, les mules de "Mimi" d'Hagetmau, belles, imposantes, dressées et toilettées à la perfection. N'oublions pas, la corrida est un spectacle et de ce fait tout les acteurs sont importants, chacun a son coefficient.
 
L'avant dernier, le 26, sortira suelto du cheval à sa seconde rencontre, se défend en manso pas en brave (3 piques). Il viendra fort aux banderilles, à la muleta Marcos tente de s'imposer mais il subit, moins qu'à son premier (quelques moments plus posés) mais une voltereta sans conséquence viendra confirmer que le chemin est encore long... Une épée plate, un pinchazo, re-épée plate, descabello.
 
La musique joue un air qui nous réveille avant l'entrée de l'ultime prédateur du jour, efficace et nécessaire. Beaucoup d'émotion aux piques, Leiro part au sol, se fait relever avec le cheval aux planches après s'être fait pousser sur plusieurs mètres par un autobus. 3 rencontres. Ovation méritée à cet excellent picador qui a pallié aux défenses du cheval, bon sur le piton mais au refus pour la suerte. Bravo picador ! Galdos entendra encore la musique. Même s'il est troisième sur le cartel, il sera bel et bien premier techniquement. Galdos est puesto, il torée avec plus de coeur, d'envie, de technique et d'intelligence dans la lidia que ses compagnons. Les étagères applaudissent, le novillo humilie peu, garde la tête à mi hauteur mais Galdos s'impose. Accroché à son entrée à matar, il repart au charbon et une bonne épée avec mort rapide lui fera décrocher deux oreilles bien méritées.
 
Vous l'aurez compris, de l'émotion grâce à un bétail qui a du moteur mais qui manquera de noblesse comparé aux deux exemplaires du matin. Très difficile à fixer, difficile à dominer... Contraindre mais pas forcer, la tauromachie cette après midi devait être subtile et courageuse, et il faut reconnaître que les novilleros ont eu du mal... Le public sera reparti ravi j 'en suis sûre.
 
Prochain rendez-vous taurin du sud-ouest c'est le 1er Mai à Aire sur l'Adour avec une novillada concours. Alors allez-y nombreux, que l'aficion prouve qu'elle, elle ne s'essouffle pas, et ne s'essoufflera jamais !
 
16H30 Novillada de Pedraza De Yeltes
Jesus Enrique Colombo   : Vuelta/un avis
Alejandro Marcos        : un avis silence/Silence
Joaquin Galdos          : une oreille/deux oreilles
Entrée : Plein apparent 
Cavalerie Bonijol (présentation dans cette arène) :  17 rencontres
Prix au meilleur picador attribué (très logiquement) à Luis Miguel Leiro, picador de Galdos qui piqua le sixième.
Vuelta al ruedo au dernier novillo de l'après midi
Le prix Jean Ducos attribué (très logiquement également)  à Galdos.
A noter, la pluie a cessé avant chaque début de spectacle... Si ça s'appelle pas de la chance.
 
Nathalie