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Parentis (08/08/2015) : Une oreille pour Vincente Soler face à des Monteviejo décevants...

@Philippe Latour
@Philippe Latour
Il y avait jusqu’à ce jour un point commun entre l’équipe de l’ADA Parentis et les célèbres personnages de Goscinny et Uderzo. Les uns et les autres sont d’irréductibles défenseurs de leur liberté et de valeurs vraies, pour les Parentissois d’une tauromachie authentique et sincère reposant sur le Toro.

Ce Samedi on peut rajouter à ce point commun, une météo très armoricaine (pluie, crachin et froid humide). Et comme jamais deux sans trois, il y a aussi dans le village aquitain des bardes. Je veux parler d’une banda locale dont les membres devraient apprendre à se taire, en particulier lors des tercios de piques et pendant les faenas par respect des toreros. Les organisateurs feraient acte de prévention en leur offrant un album d’Astérix pour leur rappeler ce qui arrive régulièrement à Assurancetourix.
En piste 6 novillos de Monteviejo très bien présentés, probablement trop lourds pour certains. Les Vega Villa, corrects sans plus à la pique sont allés rapidement à menos pour les uns par manque de force et de caste, et pour les autres par une lidia déficiente ou inadaptée des toreros.

Juan Miguel n’a jamais trouvé la distance face à son premier. Il ne se croisera jamais face à un toro à la charge fade et qui se décomposera. L’estocade est habile et rapide d’effet.
Le quatrième met bien la tête dans les premières passes puis devient soso. Le torero, profilé, et le toro, qui va à menos, manquent de transmission et la faena qui s’éternise devient lassante. Le toreo de Colmenar de Oreja met une entière en avant et de côté et a des difficultés à faire baisser la tête au toro pour le descabeller.

Vincente Soler est un bon banderillero. Il est courageux mais il manque de bagage technique. A Son premier, pueblerino, il va jouer la carte trémendiste. Son novillo, économisé à la pique, vient de loin et semble pouvoir « servir ». Le novillero va plus chercher les effets sur le public qu’à toréer. Il accentue les défauts du novillo et le fait se décomposer. L’estocade est rapide d’effet. Le public « bluffé » (au sens propre du terme) force la main au président pour obtenir une oreille discutable.
Le cinquième est un peu faible. A la pique, il fait illusion grâce au bon travail du cavalier. A la muleta, il a gardé de la force et il est noble. Soler passe complètement à côté des possibilités offertes. Le toro demande à être toréé, le novillero fait des passes incomplètes. La faena est décousue et il finit par se faire dominer par le Monteviejo. Il fera une vuelta un peu forcée après un pinchazo et une demie en arrière.

Lilian Ferrani est passé complètement à côté. Manquant de confiance, il a reculé presque à chaque passe. Il baisse très vite les bras face à son premier trop complexe pour lui. Le sixième est plus simple et entre d’autres mains, il aurait permis une toute autre faena. Le torero, pourtant intéressant face aux La Quinta d’Hagetmau, baisse à nouveau les bras rapidement. Il entend les deux fois quelques sifflets.

Commencée par une novillada décevante la San Bertomiu 2015 ne peut qu’aller à mas avec les Santa Coloma de Los Manos ce dimanche matin et les Murube de Castillejo de Huebra à l’heure des Vêpres.


Fiche technique : 1ère Novillada de la Féria de San Bertomiu
6 novillos de Monteviejo bien présentés, les uns manquant de force et de caste, les autres mal exploités par les toreros pour


Juan Miguel : silence, un avis et salut au tiers
Vincente Soler : une oreille, vuelta
Lilian Ferrani : quelques sifflets, silence


¾ d’arènes par une météo d’Octobre, pluie intermittente à partir du troisième


Thierry Reboul

 

Voir le reportage photographique : Philippe Latour