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Madrid (08/06/2013) : ....le son du silence

Photo : Philippe Latour
Photo : Philippe Latour
Est-ce le temps maussade, est-ce une arène à peine à demie remplie, en tout les cas cette corrida de Baltasar Iban ne décolla jamais. Armés fins et sans poids excessif (seul le 5ème accusait 570kgs sur la bascule) il semble pourtant que trois d'entre eux (3, 4 et 5) pouvaient permettre autre chose que ce que les trois toreros  nous ont proposé ce jour.

Il faut dire que le public particulièrement froid, n’aida en rien à provoquer la moindre petite étincelle. Diego Urdiales se vit proposé un manso con poder qui provoqua deux chutes avant de sortir de l’épreuve des piques (4) exsangue. Il régla rapidement les affaires courantes. Asustado lui fut ensuite proposé. Comme beaucoup il vit qu’il avait quelques qualités malgré le massacre qu’il subit d’un infâme piquero. Après le brindis à tous on se mit à espérer, mais en vain, le petit torero d’Arnedo passa à côté du sujet  débordé et sans âme. Mon voisin de gradin résuma parfaitement sa faena : de mal a peor ! Si Juan Bautista déclencha les premières ovations avec sa réception du 2ème Baltasar, celui-ci fut remplacé après s’être cassé la corne après le 2ème contact avec le picador (Madrid aime bien jouer aussi de temps à autre avec le règlement). Le Montecillo qui lui échut rappela ses congénères de mardi dernier. Et avec rien en face, difficile de proposer  quelque chose de consistant. Le 5ème arriva au dernier tiers avec encore un peu de potentiel, mais bien débutée par la droite, la faena inexplicablement se délita pour se terminer dans une indifférence totale. Jean Baptiste n’arrivant pas à transmettre et à connecter avec le public perdit rapidement le fil conducteur de sa faena et peina pour conclure. Quant à David Mora à la peine cape en main avec le bien nommé Bastonito (ah Bastonito, Rincon…) il ne s’accorda pas non plus au dernier tiers avec sa charge. Après des doblones prometteurs, heurtées et peu dominatrices les séries s ‘enchainèrent, une entière d’effet rapide permis de limiter les dégâts. Au dernier de peu de qualité, le froid se fit sentir, le public avait envie de partir, Mora également. 

 

Madrid – à peine une ½ arène

6 Baltasar Iban (le 2ème fut remplacé par un Montecillo de peu de qualité)

Diego Urdiales                silence/silence

Juan Bautista                 silence/silence

David Mora                     silence/silence    

 

Philippe Latour

 

 

Voir le reportage photographique : Chele Ortiz