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Pontonx-sur-L'Adour (28/02/2016) : Tienta matinale...

@Philippe Latour
@Philippe Latour
L’image qui restera dans la mémoire de ceux qui ont participé à la Fragua, c’est très probablement l’accolade entre José Ortega Cano et Tristan, le plus jeune élève d’Adour Aficion. Plus de 50 ans les séparent mais la passion des toros les réunit.

La Fragua, c’est plus qu’une opportunité offerte à des apprentis novilleros, c’est vraiment un passage de flambeau entre les différents générations de toreros. A une époque où on parle de fossé intergénérationnel, de génération Y ou Z, il est réconfortant que ce soient les mêmes gestes, faits par Ortega Cano et Juanito, qui ont déclenché l’ovation du public. Certes ils sont plus élaborés chez l’ancien et plus «punchies» chez le jeune, mais il y a chez les deux ce sentiment torero qui nous fait vibrer.
C’est dans une ambiance très familiale que s’est déroulé ce tentadero matinal. Face aux vaches de Jean Louis Darré, (une Camino et trois Astarac) sont intervenus les maestros Ortega Cano, Juan Leal, Richard Milian et les minots d’Adour Aficion (Juan, Tristan, Yonn, Florian, Jules et Dorian).
On retiendra de la matinée la très belle faena d’Ortega Cano à la troisième, les séries de Juan Leal à la seconde, les superbes interventions de Juanito, l’efficacité de Dorian pour mettre en suerte les vaches, le toupet de Tristan, l’application et le courage des autres élèves d’Adour Aficion.

Le seul regret, c’est qu’il n’y ait pas plus de monde sur les gradins d’une arène proche des grands centres taurins que sont Mont de Marsan, Bayonne et Dax. Il n’y a pas que les jours d’Agur qui donnent le frisson. Voir toréer à gusto Cano avec en fond musical, la voix de son épouse Rocio Jurado, vaut bien des Vino Griego ou autres Paquito.

Fiche technique
Tienta de une vache du Camino de Santiago et trois de l’Astarac, moyennes au cheval et demandant du métier et de l’autorité à la muleta, noble la dernière, pour
José Ortega Cano , Juan Leal, Richard Milian et les élèves d’Adour Aficion Dorian, Florian, Yonn, Juan, Jules et Tristan

Thierry Reboul


Voir le reportage photographique : Philippe Latour