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Querétaro (03/02/2017) : Le vent joue les troubles-fêtes...

©Illiana Tamayo
©Illiana Tamayo
Comme si les rafales de vent ne suffisaient pas, le premier de la soirée prenait la fuite à la sortie des passes, pour rompre le combat sitôt que l'opportunité lui en était donnée. Enrique Ponce laissa quelques muletazos de bon goût lorsque son adversaire le lui permit.

Le vent complicant à nouveau la tache, il fallut une muleta persuasive pour garder le deuxième de son lot dans le leurre, et un engagement sans faille du torero de Valencia pour mettre le Xajay dans une faena crescendo qui fit rugir les tendidos. Hélas, le triomphe indéniablement acquis s´envola avec le descabello.

El Juli toucha en premier l´exemplaire qui montra le plus de race de la corrida. Un toro qui dans un terrain plus approprié aurait pu donner un jeu intéressant et autre que dans les planches, où il ne se livra qu´en début de faena, avant de passer en mode défensif pour contraindre à abréger la prestation du madrilène. Face au sixième, le plus complet de la soirée, El Juli se montra en plénitude, le geste ferme et dominateur avec des séries liées sur les deux mains qui portèrent fortement sur les gradins. Après pinchazo il laissa une entière en bonne place, mais longue d´effet, coupant une oreille méritée.

Octavio García, El Payo, brilla avec aisance à la cape, mais lui aussi considérablement géné par le vent violent, ne put offrir une faena structurée à un adversaire incertain. Changement de décor sans vent avec le septième, plus propice au toreo de qualité du quérétan, qui signa des muletazos posés avec cadence.

Luis David Adame afficha une grande disposition toute la course. Elle fut requise avec son premier adversaire sans fonds qu´il exprima avec des passages méritoires. Se montrant un peu accéléré, cette même détermination ne porta pas ses fruits face au dernier de la soirée, peu propice au succés.


Daniel Daudet

 

Santa María de Querétaro.
Vendredi 3 février en Nocturne
Presque plein.
Toros de Xajay, correctement présentés.

Enrique Ponce, aplaudissements et vuelta.
Julián López "El Juli", Silence et oreille.
Octavio García "El Payo", division après avis et oreille.
Luis David Adame, Oreille et aplaudissements.


Le vent tourbillonant, digne d´un Mistral des bon jours, a considérablement faussé la course.


Voir le reportage photographique : Illiana Tamayo et Daniel Daudet