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Mont-de-Marsan (20/07/2013) : durs Victorinos

Photo : Isabelle Dupin
Photo : Isabelle Dupin
Victorino faisait son retour au Plumaçon après une longue absence. Il ne voulait pas manquer son coup. La corrida qu'il avait amenée était très bien présentée et impressionnante d'armures. Elle prit quinze piques au total. Il y eut de tout dans cet ensemble mais un super toro, le cinquième, pour lequel le public demanda et obtint justement la vuelta.

Les autres, un ton en dessous, eurent moins de mobilité et surtout leur manquait cette capacité à charger le mufle rasant le sol comme ce fut le cas de leurs deux frères cités plus haut. Une larme de faiblesse aussi.Il fallait les « traguer » comme on dit dans le milieu. C'est à dire se les fader...

Juan Bautista a montré l'ampleur de sa technique. Sa vision claire des situations difficiles et ses naturelles à son premier comme surtout à la fin de son second passage portaient sa marque de fabrique. Celle d'un torero expérimenté et sur. Il eut maille à partir avec un secteur minoritaire du public qui s'en prit à lui durement. L'opposition, on l'a dit, n'était pas un cadeau et il fut à sa hauteur.

Alberto Aguilar était comme à son habitude prêt à manger tout le monde et il alla aux quites face à ses deux adversaires. Par chicuelinas il donna le frisson, la corne frôlant le frêle jeune homme. Il fut réellement impressionnant face au fameux Mocito (le toro de la féria?), à son second passage. Il se cala dans le terrain du toro et, à gauche essentiellement, servit des séries basses qui mirent le feu au Plumaçon, par ailleurs asphyxié. Faena qui débuta en trombe et baissa un poil par la suite. Alberto était aux portes de la puerta grande mais il échoua à six reprises à l'épée et vit tout espoir de succès s'envoler. Il faut dire que pour ce petit gabarit, il y avait beaucoup de cornes et ce n'était pas évident de les passer... Le toro fit la vuelta et Alberto se contenta d'un salut.

David Mora élégant à la cape comme il l'est toujours ne semblait pas à son aise devant cette sévère opposition. Souvent fuera de cacho, il donna des passes plus qu'il ne conduisit ces exigeants opposants. A son crédit tout de même, l'estocade de la tarde face au sixième.

Pierre Vidal

 

Mont-de-Marsan, samedi, quatrième corrida de la féria de La Madeleine. Plein. Étuve.

Six toros de Victonino Martin, le cinquième « Mocito » n° 93 récompensé par une vuelta al ruedo.

 

Juan Bautista en bleu outre-mer et or : silence et divisons d'opinions ;

Alberto Aguilar vert menthe et or : vuelta et saluts ;

David Mora : silence et silence.

Salut du banderillero Curro Robles au quatrième toro.

 

Voir le reportage photographique : Isabelle Dupin