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Tyrosse (21/07/2013 - tarde) : ..à Manuel Escribano les lauriers du triomphe

Photo : Isabelle Dupin
Photo : Isabelle Dupin
Tyrosse malgré la concurrence du Plumaçon arrive à tirer son épingle du jeu. Cette année encore, sans atteindre les sommets, la corrida de Dolores Aguirre offrit suffisamment d’attraits pour que le public qui remplissait aux trois quarts les arènes se retire satisfait.

Agés (le plus jeune était né en 01/2008), de présentation correcte (le 5ème et le 6ème avait les armures abîmées),les toros furent très durement châtiées à la pique et le nombre de contacts (13) ne reflète pas forcément l’épreuve que leur infligèrent les piqueros pas toujours bien inspirés.   Le meilleur de l’envoi tomba dans les mains de Manuel Escribano qui sut profiter de sa noblesse pour instrumenter une faena des deux mains qui  enthousiasma le public. Bien que raccourcissant un peu rapidement les distances, l’andalou dans son style sut embarquer les charges limpides du Dolores à qui il manquait un poil d’étincelles pour être un très grand toro. Après un final spectaculaire par Bernardinas , il enfonça une épée légèrement tombée qui fit tomber son adversaire sur le sable et deux oreilles dans son escarcelle. A son premier qui se révéla fuyard dès son entrée en piste, il fit le boulot sans briller face à un adversaire qui se réserva très rapidement. Dans sa sortie a hombros , il aurait pu être accompagné par Alberto Aguilar. Dans une faena courte au second de l’envoi, le petit madrilène démontra après cinq séries avoir pris la mesure de la charge heurtée de son toro et après une entière certes habile s’étonna à juste titre de voir la public assez peu réagir et ne pas demander l’oreille qui aurait été loin d’être scandaleuse. Face au cinquième, le plus lourd du lot, il se montra décidé dès sa réception électrique et spectaculaire en largas et chicuelinas. Démarrage par doblones dominateurs en gagnant le centre, la faena vira rapidement au combat, la charge de l’animal devenant au fur et à mesure heurtée. Après la dernière série de la gauche durant laquelle Aguilar démontra qu’il sortait vainqueur de l’affrontement, l’oreille pointait à l’horizon mais défaillant une nouvelle fois avec l’épée enfouie au troisième  voyage, le torero se contenta de recueillir en saluant l’ovation nourrie des spectateurs. Journée grise pour Thomas Dufau. Au troisième qui sortit démoralisé de sa rencontre avec le picador, il courut après un toro qui ne pensait qu’à aller s’abriter au planche et qu’il occis d’un affreux mete y saca fulminant. Au dernier, peu en confiance pendant un long moment, le landais ne put offrir le desquite sinon au travers d’une grand estocade.  

Philippe Latour

 

Saint Vincent de Tyrosse  –  arène  pleine aux 3/4 

6 Dolores Aguirre

Manuel Escribano           saluts / 2 oreilles

Alberto Aguilar                  saluts/saluts

Thomas Dufau                 silence/ovation

 

Voir le reportage photographique : Isabelle Dupin