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Céret (16/07/2017) : A Aguilar le triomphe et à "Sevillano" la vuelta...

©ElTico
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Débutée dans les conditions que l'on connaît par la désormais tristement polémique corrida de Miura du trentième Anniversaire, l'édition 2017 de "Céret de Toros" s'est achevée sur un triomphe, avec un lot important de Don José Escolar Gil dont le dernier exemplaire, "Sevillano", a été honoré d'une vuelta al ruedo posthume après avoir laissé une oreille entre les mains d'Alberto Aguilar.

Le madrilène a donc quitté par la Puerta Grande le coso cérétan, ayant obtenu un premier pavillon du quatrième. Fernando Robleño aurait pu (dû...) l'accompagner, s'il n'avait été en délicatesse avec les aciers toute la tarde durant.

"Confitero" dont on constate rapidement qu'il met bien la tête dans le capote de Fernando Robleño, prend trois piques traseras, la troisième lointaine mais beaucoup plus légère. La faena est ambidextre, bien construite, agréable, les meilleurs moments se déroulant sur la rive gauche. A l'instant juste où le toro baisse de ton, Fernando Robleño s'en va chercher l'épée pour une mort en deux temps, d'une lame très basse, perdant l'occasion d'obtenir un premier trophée.

"Castellano" charge la tête à mi-hauteur dans le capote d'Alberto Aguilar, avant de rencontrer par deux fois son picador sans s'employer. A noter la belle lidia d'Iván García, qui s'affirme de jour en jour comme l'un des tous meilleurs subalternes du circuit, lui qui a eu le courage, après des débuts de matador de toros laissant espérer le meilleur, de troquer l'Or pour l'Argent alors que sa carrière se trouvait au point mort. Lors de la faena, le toro va s'orienter rapidement, cherchant l'homme à chaque muletazo, quel que soit le bord, contraignant Aguilar à en terminer d'une entière prudente et de trois descabellos.

"Chumbero" sera joliment salué à la cape par Robleño, avant de recevoir trois piques, les deux dernières rectifiées. Le toro est exigeant, chargeant à mi hauteur en regardant souvent l'homme. Il faut toute la science de l'un des spécialistes de la marque pour en tirer des séries allurées et même quelques derechazos relâchés. Malheureusement, une nouvelle fois, l'épée enlèvera tout espoir de trophée au Madrilène.

"Camionero" ira par trois fois au picador, s'employant sur la deuxième rencontre, la dernière plus lointaine sans le fer. La faena est ultra classique, les meilleurs moments sur de douces et profondes naturelles face à ce toro noble sans être niais. Une demi-lame d'effet rapide délivre la première oreille de la tarde.

"Madrileño" prend trois mauvaises piques. Il sème la panique dans les cuadrillas au deuxième tiers. Violent et dangereux, il ne laissera d'autre option à son matador que celle de parer les coups. Pourtant, à force de courage et d'abnégation, exhorté depuis le callejon par El Fundi à poursuivre le combat, Fernando Robleño parvint à se rendre maître de la situation. Et sans un nouvel échec aux aciers, il aurait certainement coupé un pavillon.

"Sevillano" désarmera son matador qui le lidiait por fuera, avant de prendre trois piques spectaculaires, mais traseras. A la muleta, l'Escolar fait l'avion sur le piton droit. Un léger essai à gauche convaincra Alberto Aguilar que c'est beaucoup plus compliqué de ce côté là. C'est donc sur la droite que se poursuivra la faena, le toro développant beaucoup de transmission et le torero, beaucoup de décision. Une grande estocade d'effet rapide libèrera logiquement la deuxième oreille de la tarde pour Aguilar, synonyme de sortie a hombros pour le matador madrilène.

 

Arènes de Céret
Dimanche 16 juillet 2017
Dernière de "Céret de Toros 2017"
Entrée : Plein
Toros de Don José Escolar Gil, bien présentés, supérieurement armés, dangereux le 2ème, violent et compliqué le 5ème, les 1er et 4ème applaudis à l'arrastre, le 6ème, baptisé "Sevillano", n°17 d'un poids de 510 kgs, a été honoré d'une vuelta al ruedo, pour :

Fernando Robleño, saluts, saluts après avis et saluts après avis.
Alberto Aguilar, silence, oreille et oreille

Le sobresaliente était Álvaro de la Calle
Jesús Romero, Miguel Ángel Martín et Iván García ont été invité à saluer aux banderilles.


Laurent ElTico Deloye


Voir le reportage photographique : ElTico